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samedi 31 décembre 2011

Le Colorado presque sans neige

Chose promise, chose due, voici le début du topo sur mon petit séjour au Colorado au début du mois.

A la base, j'étais partie pour rester quelques jours mais suite à un problème de nature inconnue (on pense que c'est le froid mais on ne saura sans doute jamais) ma voiture n'a jamais voulu démarrer quand j'ai essayé de rentrer en Oklahoma le dimanche 4 décembre. On a essayé toute la semaine de faire démarrer la voiture. Sans trop de succès. A part le vendredi soir, on a miraculeusement réussi à faire tourner le moteur. Il était tard, je n'ai pas voulu partir de nuit parce que bon rouler 12 heures de nuit, très peu pour moi (surtout avec la longue traversée du Kansas qui m'attendais). J'ai donc décidé de partir le lendemain. Et, bien sûr, je vous le donne dans le mille : le samedi matin impossible à nouveau de démarrer la voiture. Je suis finalement partie le dimanche matin, avec la Jeep donc. 

En haut des bulles





Je devais absolument être de retour à Stillwater le lundi 12 décembre puisque c'était la semaine des partiels. J'ai loupé une semaine complète de cours (heureusement que j'avais emporté des fringues pour trois semaines), ce qui explique que la dernière semaine c'était un peu la panique pour terminer ce que je n'avais pas pu préparer au Colorado. Heureusement que j'ai rendre des devoirs en ligne tout en révisant un peu pour mes partiels. Ça m'a évité des catastrophes.

Vue sur le lac de Dillon




Vue sur la station 


Mais à part ce petit incident de parcours, le séjour au Colorado était super. J'ai retrouvé avec plaisir les pistes de Keystone, qui manquaient un peu de neige par contre. Un peu c'est quand même un euphémisme. Tout le domaine skiable n'était pas ouvert, du coup pendant trois jours je me suis retrouvée à skier sur les mêmes pistes toute la journée. Ça m'a rappelé une année à Vars de sinistre mémoire quand on passait nos journées sur l'Olympique (et juste l'inférieure hein parce que le supérieure était fermée). Bon là c'était pas à ce point-là non plus mais quand même. Il y a pas mal de pistes normalement à Keystone, donc ça fait bizarre de se cantonner à quelques bleues. 

Sur les pistes





Surtout qu'il n'y a qu'une seule piste qui redescend à la station. Donc en fin de journée, c'est un peu comme les Écrins à Vars (oui toujours) vers 16h15 : c'est coquin ! A ceci près que les américains arrêtent de skier un peu plus tôt que nous (vers 15h il n'y a plus personne sur les pistes ou presque) même si les pistes restent ouvertes jusqu'à 17h. Ils commencent aussi plus tôt  : la station ouvre à 8h. Du coup il a fait très froid (-20°C deux soirs de suite) mais c'était le grand beau temps : y a à peine eu un flocon un jour.

La station




Comme d'habitude, il y avait des tonnes de snowboarders. Enfin en France il y a de plus en plus aussi mais je trouve que le ratio skieurs/snowboarders ici est vraiment déséquilibré. Enfin moi je m'en fous, j'ai testé mes nouveaux skis que j'aime beaucoup couplés à mes vieilles chaussures qui ont fait le voyage depuis la France. Je confirme que les forfaits sont toujours aussi chers (de même que les leçons de ski) et que baisser les barres de protections sur les télésièges ce n'est toujours pas à la mode. 


Tout près du parking où ma voiture est coincée

A part le ski, je me suis bien promenée autour de Keystone et à cause de ma voiture j'ai découvert la ville de Frisco. J'ai fait un peu d'escalade, suis allée au cinéma (n'allez pas voir Immortals d'ailleurs), ai bu des bières locales (miam) et ai aussi pas mal mangé.

Hamburger Zurich: Bacon, Gruyère et Guacamole

Mes nouveaux skis


J'ai aussi supporté OSU pour leur match contre OU : le match le plus attendu de la saison qui avait lieu encore à Stillwater cette année. Suite à la défaite inattendue contre Iowa State j'ai déçue que notre équipe soit reléguée dans les fonds du classement du Big 12. En fait non seulement nous étions encore pas trop mal placés (sans trop d'espoirs de disputer le championnat national malheureusement) mais en plus nous avons infligé une correction à OU qui a quand même battu lors de Bedlam les 7 années précédentes. Résultat : nous avons fini troisième du classement et c'était le bordel à Stillwater la nuit du match. J'ai un peu regretté de ne pas y être. Le dernier match ce sera début janvier contre Stanford, le 4ème du classement. 

Enfin il y a eu l'excursion à Denver pour le concert de Mayhem. Mais je garde ça pour la prochaine fois parce que mine de rien c'est une petite aventure ! 

A très vite ! 


mardi 15 mars 2011

Keystone, Colorado - Deuxième journée de ski

Retour à Keystone et deuxième jour de ski en perspective. La journée ne commence pas sous les meilleurs auspices. Il neige à gros flocons et il fait un froid de canard.



Heureusement, vers 11h le soleil fait enfin son apparition et le ciel se dégage. Ce qui me permet de faire de bien meilleures photos de la station et des pistes.








La neige est toujours extra et même s'il y a beaucoup plus de monde que la dernière fois, en allant sur les pistes plus difficiles on est pratiquement sûr de ne croiser personne.




Toujours les pistes pleines de bosses.










Voilà pour les photos de mon séjour dans le Colorado. Après, j'ai du reprendre la route de Stillwater. La route était toujours aussi longue.

La prochaine fois, je dois avoir de vieilles photos du Colorado qui traînent, j'en posterai quelques unes.

A très vite.

dimanche 13 mars 2011

Denver le dernier dinosaure...

On continue le séjour au Colorado par le concert d'Immortal à Denver. Autre raison (parmi les nombreuses) qui ont motivé ce voyage. Je n'ai malheureusement pas de photos perso du concert (vu la taille de la salle croyez-bien que je le regrette) et comme je suis une feignasse, je me contente de coller, une fois de plus, de copier le report que j'ai écrit pour Heavylaw.

Me voilà donc, transie de froid, devant le Summit Music Hall en plein centre-ville de Denver, ce jeudi 24 février, en train d’attendre fébrilement que s’ouvrent les portes qui me conduiront une fois de plus au groupe le plus iconoclaste de la scène black metal. Les joyeux drilles d’Immortal ont quitté leur Norvège natale le temps de 6 dates aux Etats-Unis. Ils sont accompagnés par Absu et à en juger par la longue file d’attente qui grelotte devant les portes de la salle,Abbath, Horgh et Apollyon sont attendus de pied ferme.


A 20 heures, les organisateurs laissent entrer la foule mais il faudra encore attendre une heure avant qu’Absu ne monte sur scène pour 45 minutes d’un show énergique et un peu perché. Peu familière du groupe texan (oui un groupe texan de black metal c’est bizarre), j’ai été suprise de découvrir que le batteur qui trône au milieu de la scène, est en fait le chanteur lead de la formation. C’est suffisamment rare pour être observé. Le bougre, coiffé d’un bandeau à paillettes du plus bel effet qui le fait ressembler un peu à un professeur de gymnastique des années 90, est tout simplement déchaîné. Il roule les yeux et harangue la foule comme un beau diable, signalant au passage qu’en 20 ans de carrière c’est la première venue d’Absu à Denver. C’est bien simple on ne voit que lui. Le bassiste et le guitariste font pâle figure à côté. Et comme si ça ne suffisait pas, on n’entend que lui également : le son de la batterie est tellement mis en avant qu’il en vient presque à étouffer le son de la guitare qui ne redevient audible que durant les solos. Absu propose devant une salle enthousiaste un concert de très bonne facture, bien rythmé. Les chansons trouvent leur écho dans la foule qui lance les premiers pogos, histoire de s’échauffer. On passe un bon moment, sans s’ennuyer, devant le black metal un peu bizarre des américains. Une bonne découverte.

Avant d’aller plus loin, il faut vraiment que je vous parle de la salle. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en me rendant à Denver mais je pensais en considérant le nombre ridicule de dates de la tournée, la taille du pays, le nombre d’habitants mais aussi mes rencontres précédentes avec le groupe (à chaque fois lors de festivals européens) que le concert allait se dérouler dans une salle assez conséquente. Et bien il faut croire que j’étais en plein rêve ou que je surestimais grandement la notoriété d’Immortal outre-Atlantique à moins que ce ne soit la notoriété du black metal du tout court qui soit en cause. En effet, quelle ne fut pas ma surprise de constater que j’allais assister à un concert d’Immortal dans une salle plus petite que le Transbordeur, dans une salle vraiment minuscule, en tout cas bien plus petite que tout ce que j’avais pu imaginer. Immortal devant 500 personnes, pas de fosse, Abbath à moins de 6 mètres de moi, je crois rêver !


Mais revenons à nos moutons : les balances sont expédiées et peu de temps après que Absu a quitté les planches, les rois de Blashyrkh font leur apparition devant un public qui leur mange déjà dans la main. Dans une atmosphère brumeuse, sous les projecteurs blancs et bleus, Immortal entame son set sans surprise avec “All Shall Fall” avant d'enchaîner directement avec “Sons of Northern Darkness”. La foule répond immédiatement au groupe et cette bonne humeur va durer tout le long du set. Abbath et ses compères sont en grande forme. Fidèle a lui-même le meneur d’Immortal nous gratifie des petites grimaces dont il a le secret. A ses côtés, Apollyon n’est pas en reste et viendrait presque voler la vedette au charismatique leader tant il adopte la philosophie (et les postures) Immortal. Horgh est, comme toujours plus discret derrière son instrument ; il laisse le soin à ses deux acolytes d’assurer le spectacle. Pendant 1h25, Immortal va dominer Denver sans aucune difficulté. Sans les écrans géants, en contact presque direct avec la foule, Abbath et Apollyon vont se révéler très à l’aise, on pourrait même dire sincères et toujours aussi déchaînés. Tous les deux très appliqués dans leur rôle de boute-en-train, les deux musiciens enchaînent les poses et les mimiques dans la bonne humeur. Côté setlist, les classiques sont de sortie : “Tyrants”, “One by One”, “Withstand the Fall of Time”, “Solarfall”, “Grim and Frostbitten Kingdom” or encore “Damned in Black” alternent avec les titres plus récents du dernier album. Ces derniers sont toujours un peu de trop mais, quand, lors du rappel,Abbath annonce l’emblématique “Blashyrkh”, on se dit qu’on ne peut pas rêver mieux. Enfin si, on peut toujours mais ce serait vraiment vouloir couper les cheveux en quatre à tout prix. Finalement, “The Sun No Longer Rises” sonne le glas du concert et sous les vivas du public nos trois norvégiens préférés quittent la scène. San Antonio les appelle. Mais, nous à Denver, restons quelques instants à ce grand groupe qui vient de nous émerveiller dans cette salle décidément trop petite pour son immense talent.

Désolée, je n'ai malheureusement aucune photo du concret mais vous pouvez en trouver de très bien à cette adresse, prises par Aaron Thackeray.

Setlist:
All Shall Fall
Sons of Northern Darkness
The Rise of Darkness
Damned in Black
Hordes to War
Solarfall
Norden on Fire
In My Kingdom Cold
Tyrants
Grim and Frostbitten Kingdoms
Withstand the Fall of Time
One by One
Blashyrkh (Mighty Ravendark)
The Sun No Longer Rises

Après cet entracte musical, retour à Denver où je n'ai pas pu m'empêcher d'aller visiter le muséum d'histoire naturelle parce que j'aime toujours aller dans ce genre de musée même si ça grouille de gamins qui hurlent et qu'on voit toujours le même genre de choses. Il y a les traditionnels animaux empaillés. A Denver, ils se focalisent sur la faune d'Amérique du Nord. Logique.







Sans surprise, la partie égyptologie est plus pauvre. Elle s'articule en fait autour de deux pauvres momies rapportées (achetées) d'Egypte par de riches touristes de Denver.


Heureusement, la partie sur les dinosaures était beaucoup plus intéressante. Il faut dire que dans le coin, ils sont nettement plus calés en dinosaures qu'en momie. Au moins, ils n'ont pas acheté les squelettes lors de leurs vacances. Et puis l'occasion de parler de dinosaures à Denver ne se refuse pas.



Le squelette du stégosaure a été retrouvé, complet, non loin de Denver.







Les expos étaient plutôt bien foutues. Et il y avait plein d'animations et d'explications ludiques pour les enfants (et les adultes aussi).



La partie de l'exposition sur l'espace était aussi très bien faite : on voit que le programme spatial américain se veut à la pointe de la technologie. Même si ça a parfois des petits airs de propagande.


Par contre, ils devraient mettre à jour leurs panneaux.


Enfin quelques photos du musée qui, comme tout muséum d'histoire naturelle qui se respecte, à des squelettes pendus dans les airs.






Voilà c'est tout pour aujourd'hui. La prochaine fois, retour au ski.
A très vite.